La junte militaire au pouvoir en Guinée-Bissau a adopté une charte fixant une transition de douze mois, interdisant explicitement au président et au Premier ministre intérimaires de se présenter aux prochaines élections. Cette mesure intervient deux semaines après un coup d’État dirigé par un groupe d’officiers, qui avait entraîné la suspension de la constitution et l’instauration d’un régime militaire.
Le texte, qui comprend 29 articles, prévoit l’organisation d’élections présidentielle et législatives à l’issue de la période de transition. La date du scrutin sera déterminée par le président de transition, le général Horta Inta-a, récemment investi aux côtés d’un nouveau chef d’état-major des forces armées. La charte vise à empêcher toute tentative de consolidation du pouvoir par les dirigeants de la transition et à encadrer le retour à l’ordre institutionnel.
Depuis le coup de force, les autorités militaires affirment vouloir stabiliser le pays et garantir un processus politique plus transparent. La promesse d’élections dans un délai déterminé est présentée comme un gage d’engagement envers un retour à la légalité constitutionnelle, même si des observateurs internationaux restent prudents quant à la mise en œuvre de ces engagements.
La situation demeure suivie de près par les partenaires régionaux, qui ont régulièrement condamné les ruptures de l’ordre démocratique en Afrique de l’Ouest. La transition annoncée en Guinée-Bissau s’inscrit dans un contexte régional marqué par une série de coups d’État militaires récents, nourrissant les inquiétudes quant à la stabilité politique de la zone.