Volkswagen et Bosch ont annoncé vouloir rendre la conduite autonome accessible à grande échelle dès la mi-2026. Leur objectif : proposer une technologie capable d’équiper aussi bien des modèles premium que des véhicules d’entrée de gamme, et ce, pour des millions d’automobilistes. Les deux groupes allemands développent une pile logicielle basée sur l’intelligence artificielle, destinée à offrir un système de niveau 2+, permettant au conducteur de lâcher le volant sur autoroute tout en restant attentif à la circulation. Une version plus avancée, de niveau 3, où le véhicule gère seul certaines situations sans surveillance active du conducteur, est également prévue, sans date précise pour le moment.
Des débuts prévus sur les futurs modèles Volkswagen
Cette technologie, encore en phase d’intégration, ne sera pas immédiatement disponible sur route. Elle devrait d’abord équiper les futurs modèles du groupe Volkswagen bâtis sur la nouvelle architecture logicielle SDV, développée avec l’américain Rivian et attendue à partir de 2027. La petite citadine ID.1, annoncée autour de 20 000 euros, pourrait être la première à en bénéficier. En cas de retard côté Volkswagen, Bosch envisage de commercialiser le système plus tôt à d’autres constructeurs. Le partenariat, lancé en 2022, doit permettre aux deux industriels de rivaliser avec les pionniers du secteur comme Tesla ou Waymo.
Une concurrence déjà bien positionnée
Sur le marché allemand, Mercedes-Benz et BMW proposent déjà des systèmes de niveau 3 sur leurs modèles haut de gamme, facturés environ 6 000 euros. La Classe S, par exemple, pourra atteindre 95 km/h en mode autonome dès le printemps 2026. De son côté, Stellantis a annoncé un dispositif de niveau 3 limité à 60 km/h dans certaines conditions. Avec cette alliance, Volkswagen et Bosch espèrent combiner puissance industrielle et expertise technologique pour imposer leur solution sur un marché où les annonces se multiplient et où la bataille de l’autonomie s’intensifie.