À 72 heures du vote décisif à l’Assemblée nationale, François Bayrou était l’invité de Thomas Sotto et de Marc-Olivier Fogiel ce vendredi matin sur RTL. Voici les principaux enseignements de cette interview:
L’omniprésence présence médiatique de François Bayrou est-elle une tournée d’adieu ?
François Bayrou : « La politique, ce n’est pas du spectacle. Je ne fais pas une tournée d’adieu. Je suis responsable politique, je l’étais avant d’être Premier ministre, je le serai après. La question, c’est est-ce que notre pays a mesuré la gravité devant lequel il se trouve ? »
Le vote de confiance est-il une erreur ?
François Bayrou : « Vous vous trompez sur toute la ligne (…) Tout l’été, le débat s’est focalisé non pas sur la situation, sa gravité et son urgence mais sur des mesures et il n’y avait plus que ça. »
François Bayrou estime par ailleurs être la cible de « faux procès » de la part de la classe politique.
Pourquoi ne pas faire payer les plus aisés ?
François Bayrou : « J’ai indiqué qu’il faut une participation des plus hauts revenus et des plus hauts patrimoines. » François Bayrou explique également ne pas mettre en place la taxe Zucman, demandée par le PS et souligne qu’elle est « inconstitutionnelle ».
Vote de confiance : y a-t-il un espoir ?
François Bayrou : « Quand vous décidez qu’un combat est vital pour votre pays, quand vous choisissez de l’affronter, il n’y a pas à faire semblant. »
François Bayrou a indiqué que si les députés ne votent pas la confiance au gouvernement, il présenterait sa démission.
« Si tout le monde avait conscience de ça depuis des décennies, qu’on est en train de creuser ce déficit, on serait autour de la table pour trouver des solutions. »
François Bayrou reconnait se sacrifier pour éviter une crise entre les élites et le peuple : « Ceci est absolument juste. Ça fait progresser le problème. »
Election présidentielle de 2027
François Bayrou : « Je serai là en 2027 mais ça ne veut pas dire candidat à l’élection présidentielle, ça n’est pas mon objectif aujourd’hui (…) C’est toujours possible. »
Enfin, François Bayrou s’est dit « favorable » à l’augmentation des franchises médicales, mais il ne signera pas les décrets avant lundi : « Je ne ferai pas les choses de manière dissimulée et abrupte (…) Je soutiendrai cette idée. Je suis sûr que les décisions vont être prises dans les semaines qui viennent. »