Dans son numéro diffusé ce dimanche, Sept à Huit a consacré un document exceptionnel au casse du Louvre, survenu le 19 octobre 2025. L’émission de TF1 a révélé pour la première fois les images intégrales issues des caméras de vidéosurveillance du musée, montrant avec précision le déroulé du braquage à l’intérieur même de la Galerie d’Apollon, où étaient exposés les joyaux de la Couronne de France. Ces images, jusqu’ici réservées aux enquêteurs, permettent de visualiser minute par minute l’action des cambrioleurs et la rapidité de l’opération.
Une opération éclair au cœur d’un site ultra-symbolique
Les images diffusées montrent que le vol s’est déroulé en moins de quatre minutes, entre 9 h 35 et 9 h 39. Quatre individus, déguisés en ouvriers, sont parvenus à pénétrer dans le musée en utilisant un monte-charge pour accéder à un point en hauteur, avant de forcer une fenêtre donnant sur la galerie. Une fois à l’intérieur, les malfaiteurs se sont dirigés sans hésitation vers les vitrines contenant des pièces historiques majeures, confirmant une action préparée en amont et exécutée avec méthode.
Des vitrines fracturées avec de simples coups de poing
L’un des éléments les plus édifiants du reportage concerne le manque de résistance des vitrines de protection. Les images montrent clairement qu’elles ont cédé rapidement sous les simples coups portés par l’un des cambrioleurs, à mains nues puis à l’aide d’outils. Ces vitrines avaient été installées par la société MUEVO, dans le cadre d’un marché de sécurisation du musée. La diffusion de ces séquences alimente les interrogations sur la solidité réelle de ces dispositifs censés protéger des œuvres parmi les plus précieuses du patrimoine français.
Des zones d’ombre persistantes
Si plusieurs suspects ont été interpellés depuis les faits, le sort des joyaux volés demeure inconnu à ce stade. Le reportage rappelle que l’enquête judiciaire se poursuit et que certaines pistes restent confidentielles. Les images révélées permettent toutefois de mieux comprendre la chronologie du casse et la facilité avec laquelle les auteurs ont pu agir dans un lieu pourtant considéré comme l’un des musées les plus sécurisés au monde.
Malgré l’ampleur du vol et la diffusion de ces images spectaculaires, aucun responsable public n’a, à ce jour, remis en cause l’attribution du marché de sécurité ni le choix du prestataire chargé des vitrines.