Présenté en salles à partir du 15 juillet, Comète marque le retour d’Élie Wajeman derrière la caméra après Médecin de nuit. Construit comme un récit choral, le long métrage suit plusieurs personnages dont les trajectoires se croisent dans un Paris survolé par une comète. Imaginé dans le cadre d’une formation réunissant 18 comédiens, le projet transforme cette contrainte de départ en une fresque où se mêlent drame, humour et chronique urbaine.
Des histoires reliées par un même fil
Le film suit notamment Boris, récemment sorti d’un hôpital psychiatrique, qui parcourt la capitale avec son ami Albert, une jeune femme retrouvant un père absent, une autre impliquée dans un trafic pour son frère, un tueur à gages en quête d’amour ou encore une journaliste observant la vie de son quartier. Tous gravitent, de près ou de loin, autour d’une troupe de théâtre répétant Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov, dont les dialogues font écho aux questionnements des personnages.
Selon les explications d’Élie Wajeman, l’entrecroisement de ces récits s’est imposé comme la meilleure manière d’offrir une place à chacun des acteurs participant au projet. Le réalisateur indique également que si chaque scène était écrite au moment du tournage, c’est au montage que l’architecture finale du film et l’articulation des différentes intrigues ont véritablement pris forme.
Un tournage léger porté par une distribution collective
Réalisé avec un budget inférieur à 100 000 euros, Comète a été tourné dans des conditions volontairement modestes. Aux côtés des comédiens issus de l’atelier Cinemasterclass, Élie Wajeman retrouve plusieurs collaborateurs habituels, dont Vincent Macaigne et Sarah Le Picard. Le casting réunit également Samuel Achache, Lou Lampros, Sandor Funtek, Alexia Chardard et Éric Denize.
Au-delà de son intrigue, Comète s’attache à explorer les liens familiaux, les relations amoureuses, les blessures intimes et les rencontres imprévues. La comète qui traverse le ciel de Paris agit comme un symbole reliant ces existences, tandis que la ville devient le décor commun de cette succession de portraits. Le film, d’une durée d’1 h 37, est distribué par Dulac Distribution.
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