field_media_image-2907528-89133ed3683ba050f200217cce053ea9dc0f1869
field_media_image-2907528-89133ed3683ba050f200217cce053ea9dc0f1869

Donald Trump a prononcé ce mardi son premier discours devant le Congrès depuis son retour à la Maison-Blanche. Pendant 1h40, le président américain a balayé ses thèmes favoris, attaqué les démocrates et revendiqué un « retour en force » des États-Unis. Il a salué les « 43 premiers jours les plus productifs de l’histoire » et insisté sur la nécessité de renforcer l’économie nationale par des droits de douane massifs et une exploitation accrue des ressources énergétiques américaines.

Sur l’Ukraine, Trump a surpris en annonçant avoir reçu une lettre de Volodymyr Zelensky affirmant être « prêt à la paix ». Il a également déclaré avoir perçu des « signaux positifs » de Moscou, laissant entrevoir la possibilité de négociations entre Kiev et le Kremlin. Cette déclaration marque un tournant majeur, alors que Washington avait récemment suspendu son aide militaire à l’Ukraine, exacerbant les tensions entre les alliés occidentaux.

L’immigration a occupé une place centrale dans son intervention. Trump a dénoncé la politique « laxiste » de son prédécesseur, affirmant que « des criminels et des fous » avaient traversé la frontière sous l’ère Biden. Il a réaffirmé son engagement à expulser massivement les clandestins et à instaurer des peines de mort pour les meurtriers de policiers. Devant le Congrès, plusieurs familles de victimes de crimes commis par des immigrés illégaux étaient présentes, illustrant son discours sécuritaire.

Le président américain a également attaqué le « wokisme », annonçant des mesures radicales contre les politiques progressistes. Il a déclaré que son administration « ne reconnaîtrait plus que deux genres », banni les athlètes transgenres des compétitions féminines et promis une loi interdisant la transition de genre chez les mineurs. Ces annonces, vivement applaudies par les républicains, ont suscité des réactions indignées dans l’opposition démocrate, dont certains élus ont arboré les couleurs ukrainiennes en signe de contestation.

Sur le plan international, Trump a réaffirmé son ambition de reprendre le contrôle du canal de Panama et a de nouveau évoqué une possible annexion du Groenland, déclarant que les États-Unis « en ont besoin pour la sécurité mondiale ». Il a également assumé que les sanctions économiques et les barrières douanières imposées à la Chine et à l’Europe pourraient entraîner des « perturbations temporaires » mais qu’elles finiraient par renforcer l’économie américaine.

Alors que les républicains ont multiplié les acclamations, l’opposition démocrate est restée silencieuse. Seul un élu du Texas a été expulsé après avoir hué le président à plusieurs reprises. « Je pourrais guérir le cancer, et ces gens ne se lèveraient toujours pas pour applaudir », a ironisé Trump, concluant son discours en martelant que son administration allait rendre « sa grandeur à l’Amérique ».

Partager