Le président américain Donald Trump a annoncé mardi qu’il signera cette semaine un décret prolongeant une nouvelle fois le délai accordé à la société chinoise ByteDance pour se séparer de TikTok, l’application de partage de vidéos devenue un enjeu stratégique entre Washington et Pékin.
Cette décision marque la troisième prolongation accordée par Trump depuis le début de son second mandat. Le décret initial, signé en avril, prévoyait un sursis de 75 jours après l’échec d’un accord visant à transférer TikTok sous propriété américaine. Cette nouvelle extension portera le délai à 90 jours supplémentaires, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
« Comme il l’a dit à plusieurs reprises, le président Trump ne veut pas que TikTok disparaisse », a déclaré Leavitt. « Cette prolongation vise à garantir que l’accord puisse être finalisé, afin que les Américains puissent continuer à utiliser TikTok en toute sécurité. »
Lors de son retour du sommet du G7 au Canada à bord d’Air Force One, Trump avait indiqué à des journalistes qu’il « pensait probablement » accorder un nouveau délai. Il a aussi déclaré croire que le président chinois Xi Jinping finirait par donner son feu vert à la cession des activités américaines de TikTok.
ByteDance, maison mère de TikTok, fait face depuis plus d’un an à une pression croissante des autorités américaines, qui l’accusent de menacer la sécurité nationale par le biais de la collecte de données. La Cour suprême avait validé l’interdiction de l’application en janvier, mais Trump l’avait suspendue dès son premier jour au pouvoir via un décret, après une brève mise hors ligne de la plateforme.
La tentative de cession d’avril avait échoué, Pékin s’étant rétracté après une annonce surprise de Trump sur de nouveaux tarifs douaniers contre la Chine. Alors que les négociations peinent à avancer, l’incertitude demeure sur la durée des extensions possibles.
Trump, qui a rejoint TikTok l’an dernier, y compte désormais plus de 15 millions d’abonnés. Il a reconnu que la plateforme avait joué un rôle important dans sa popularité croissante auprès des jeunes électeurs, affirmant en janvier avoir « un faible pour TikTok ».