Trump nomme Paul Ingrassia procureur spécial pour restaurer « l’intégrité » dans la fonction publique
Trump nomme Paul Ingrassia procureur spécial pour restaurer « l’intégrité » dans la fonction publique

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi la nomination prochaine de Paul Ingrassia à la tête du Bureau du procureur spécial des États-Unis, une institution chargée notamment de faire respecter la loi Hatch, qui interdit aux employés fédéraux de se livrer à des activités politiques partisanes dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump a salué le « travail formidable » accompli par Ingrassia dans ses fonctions actuelles de liaison de la Maison Blanche pour la sécurité intérieure. « Paul est un patriote. Il comprend ce qui est en jeu », a-t-il écrit.

Dans un communiqué diffusé sur X (ex-Twitter), Ingrassia s’est engagé à « restaurer la compétence et l’intégrité du pouvoir exécutif » et à concentrer son action sur « l’élimination du gaspillage, de la fraude et des abus au sein de la fonction publique fédérale ». Il a également évoqué la nécessité de « revitaliser l’État de droit » et de garantir une application équitable de la loi Hatch.

Avocat de formation, Paul Ingrassia a brièvement occupé un poste de liaison entre la Maison Blanche et le ministère de la Justice peu après la réinstallation de Trump au pouvoir en janvier. Mais selon un article d’ABC News paru en février, il aurait été rapidement réaffecté au Département de la Sécurité intérieure après avoir plaidé pour que seuls des candidats affichant une « loyauté exceptionnelle » envers le président soient recrutés. Cette position aurait provoqué des tensions avec la direction du ministère.

Selon son profil LinkedIn, Ingrassia a également travaillé au sein du Conseil économique national lors du premier mandat de Trump, bien que son rôle exact dans cette entité reste flou.

Sa nomination à la tête du Bureau du procureur spécial intervient alors que l’administration Trump renforce sa mainmise sur les institutions fédérales et cherche à remodeler la haute fonction publique dans un sens plus aligné avec sa vision politique. La décision pourrait raviver les critiques sur une politisation croissante des rouages de l’État sous sa présidence.

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