Les nouveaux frais imposés par l’administration Trump sur les visas de travail temporaires H-1B ont provoqué une vague de critiques de la part de dirigeants de la tech, d’entrepreneurs et d’investisseurs, qui y voient un obstacle majeur à l’innovation et au recrutement de talents étrangers.
Vendredi soir, le président américain a annoncé que chaque entreprise devrait désormais payer 100 000 dollars pour obtenir un visa H-1B, largement utilisé par les géants comme Amazon, Microsoft ou Meta pour attirer des ingénieurs étrangers hautement qualifiés. La communication chaotique autour de ce décret a toutefois semé la confusion, la Maison Blanche ayant dû préciser ensuite que ces frais s’appliqueraient une seule fois par entreprise et non par employé.
De nombreux acteurs de la Silicon Valley ont dénoncé une décision qui pourrait alourdir considérablement les coûts, pesant particulièrement sur les startups et les petites structures, moins capables d’absorber une telle charge financière que les grandes multinationales. Selon eux, cette mesure menace la compétitivité des États-Unis sur le marché mondial des talents technologiques.
Si quelques voix, notamment parmi les dirigeants d’IBM et de Netflix, ont salué la volonté de l’administration de recentrer l’immigration sur des emplois « à haute valeur ajoutée », la majorité des acteurs du secteur estime que cette politique risque de décourager les innovations et de nuire à l’attractivité du pays.
L’annonce intervient alors que Donald Trump poursuit sa campagne de réélection en mettant en avant une ligne dure sur l’immigration, y compris dans ses dimensions économiques, au risque d’ébranler un secteur qui a largement contribué à la croissance américaine ces dernières décennies.