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« Le système vous protège, tant mieux pour vous. Nous, on n’a pas d’immunité ouvrière« … Alors en campagne pour la Présidentielle en 2017, Philippe Poutou avait marqué les esprits en s’adressant directement à Marine Le Pen sur BFM TV.

Depuis, Marine Le Pen vient d’être a été condamnée à 4 ans de prison (dont 2 ferme sous bracelet), 5 ans d’inéligibilité et 100 000 euros d’amende pour détournement de fonds publics ce lundi 31 mars 2025. Sur les réseaux sociaux, ses partisans et ses détracteurs se mènent une guerre sans merci.

Le rappeur du Havre, Médine, souvent pris à partie par les sympathisants du RN, ironise : « elle l’a eu son quinquennat« , poste-t-il sur X, suivi de smileys rigolards. L’animateur radio Fred Musa (Skyrock) : « Marrant de voir que 364 jours par an ils hurlent contre une justice laxiste. Bizarrement, pas aujourd’hui« .

La boîte à archives fonctionne à merveille sur les réseaux sociaux. Ainsi, le compte officiel de l’INA (institut national de l’audiovisuel) a diffusé des images de Marine Le Pen, en 2002. Alors membre du Front National (FN), elle invective le tour de table en mode « tous pourris ». Ils ont, selon elle, « contribué à faire croire aux Français que l’intégralité des hommes politiques étaient malhonnêtes« . Avocate de la morale…

Dans cette séquence, en 2002, elle accuse ouvertement aussi Jean-Luc Mélenchon de « corruption » : « Les Français en ont marre qu’il y ait des affaires, de voir des élus qui détournent de l’argent, c’est scandaleux !« 

Entendre tout cela dans la bouche de Marine Le Pen fait forcément sourire ce lundi 31 mars 2025. La sévérité et l’exemplarité demandées par le Rassemblement National face à la délinquance manquent désormais de crédibilité.

Le média Street Press a également ressorti un autre extrait de Marine Le Pen, sur Public Sénat, face à Guillaume Durand. La Présidente du RN se demande alors « quand allons-nous tirer des leçons et mettre en place l’inéligibilité à vie… »

Elle fait mine de s’étonner que le Président de la République ne demande que l’inéligibilité à vie pour ceux qui sont condamnés pour « corruption et fraude fiscale ». Et « pourquoi pas le reste ? » ose-t-elle, « comme le détournement de fonds publics« . « S’ils le font, la moitié de la classe politique ne pourra plus faire de la politique« … Ce qui s’appelle se tirer une balle dans le pied.

Forcément, beaucoup se moquent, ironisent et détournent l’actualité du jour.

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