Téhéran refuse de divulguer le contenu de la lettre de trump... et l'examen de la réponse est en cours
Téhéran refuse de divulguer le contenu de la lettre de trump... et l'examen de la réponse est en cours

L’Iran a refusé de divulguer le contenu de la lettre du président américain, Donald Trump, et a nié tout lien entre la réponse à cette lettre et la visite du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à Oman.

Le président américain, Donald Trump, avait révélé le 7 mars que lui-même avait envoyé une lettre à la direction iranienne, dans laquelle il faisait pression pour négocier sur le dossier nucléaire, ou faire face à une action militaire potentielle.

Le sultanat d’Oman avait transmis la lettre de Trump au guide suprême iranien, Ali Khamenei, qui avait exclu toute négociation avec les États-Unis et avait indiqué que les pourparlers proposés « ne conduiraient pas à la levée des sanctions, mais à leur renforcement ».

La chaîne de presse officielle iranienne « Mahr », citant le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ismail Baqaei, rapporte que « l’Iran ne voit aucune justification pour publier la lettre (du président américain Donald Trump) », ajoutant que « ce qui a été publié dans les médias n’est en grande partie que des spéculations, et que le contenu de la lettre ne diffère pas beaucoup des déclarations publiques faites par Trump ».

Baqaei a confirmé que l’Iran répondrait à la lettre après avoir terminé son étude.

Par ailleurs, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a nié toute relation entre la visite du ministre des Affaires étrangères en Oman et la lettre de Trump.

Araghchi et son homologue omanais, Badr bin Hamad al-Busaidi, ont souligné « l’importance de créer des conditions favorables pour des solutions diplomatiques », et l’utilisation de « canaux de dialogue et de moyens pacifiques pour traiter les questions et réduire les tensions », selon l’agence de presse omanaise.

Oman est un médiateur traditionnel entre les États-Unis et l’Iran, en particulier sur le dossier nucléaire ces dernières années.

Concernant l’acceptation par l’Iran d’une offre de négociation avec les États-Unis, Baqaei a précisé que « les négociations diplomatiques doivent être basées sur l’acceptation des intérêts mutuels des deux parties, sur la base du respect mutuel, et plus important encore, sur le respect des engagements ».

Le diplomate iranien a ajouté : « Le comportement des États-Unis a été inapproprié dans tous les cas, et ils ont montré qu’ils n’étaient pas fidèles à leurs engagements, car ils considèrent le dialogue comme un simple outil politique de pression. Tant que cela sera le cas, notre réponse est claire. »

Baqaei a souligné que « l’Iran répondra fermement à toute menace contre la sécurité de ses territoires et ses intérêts nationaux. »

L’Iran a conditionné sa participation à des négociations avec l’administration américaine à l’existence de « bénéfices économiques », tout en confirmant qu’il travaillait sur une réponse à la lettre du président Donald Trump.

Relations avec la Turquie Sur le plan régional, Baqaei a expliqué que les interactions entre l’Iran et la Turquie se poursuivent, précisant que les deux pays « sont suffisamment conscients de l’importance de leur relation », et ajoutant que « les divergences concernant la situation en Syrie doivent être discutées par le biais du dialogue ».

Par ailleurs, la Russie a exprimé l’espoir de continuer les consultations et la coordination avec l’Iran sur « des questions importantes au niveau international et régional ».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré mercredi avoir félicité son homologue iranien, Abbas Araghchi, à l’occasion de la fête de « Nowruz » en Iran.

L’agence de presse « Tasnim » affiliée au « Gardiens de la Révolution » a rapporté que Lavrov a encouragé « le renforcement des relations entre la Russie et l’Iran », faisant référence à la signature de « l’accord de partenariat stratégique global » entre les deux pays, ainsi qu’à la rapide augmentation des échanges commerciaux et à la mise en œuvre de projets communs dans les secteurs des infrastructures.

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