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L’ancien président philippin Rodrigo Duterte comparaît ce vendredi 14 mars devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre des accusations de crimes contre l’humanité, en lien avec sa sanglante « guerre contre la drogue ».

Arrêté à Manille puis transféré à La Haye, Duterte est accusé d’avoir orchestré l’exécution de dizaines de milliers de personnes, selon des ONG de défense des droits humains. Sa comparution marque une étape historique pour la justice internationale, alors que la CPI fait face à des pressions, notamment américaines.

Dans une déclaration avant son arrestation, Duterte a assumé sa responsabilité : « J’ai dirigé les forces de l’ordre et l’armée. J’ai dit que je vous protégerai et j’assume mes responsabilités. » Son arrestation intervient dans un contexte de tensions politiques aux Philippines, notamment entre sa famille et celle du président actuel, Ferdinand Marcos Jr. Sa fille, la vice-présidente Sara Duterte, a dénoncé son transfert à La Haye comme une « persécution politique ».

Si cette première audience ne se prononcera pas sur sa culpabilité, elle marquera le début d’un long processus judiciaire. La CPI devra décider s’il y a suffisamment d’éléments pour ouvrir un procès, une décision qui pourrait prendre plusieurs mois.

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