Rachida Dati visée par une enquête pour bijoux non déclarés : l’acharnement continue
Rachida Dati visée par une enquête pour bijoux non déclarés : l’acharnement continue

Nouvel épisode judiciaire pour Rachida Dati. Le parquet de Paris a annoncé mardi 16 septembre l’ouverture d’une enquête préliminaire visant l’ancienne ministre de la Culture, soupçonnée d’avoir omis de déclarer plusieurs bijoux à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Une affaire qui relance les accusations récurrentes contre l’ancienne garde des Sceaux, à l’heure où certains dénoncent une véritable traque judiciaire visant les personnalités de droite.

Selon Libération, dix-neuf pièces de joaillerie, estimées à 420.000 euros et détenues depuis 2017, n’auraient pas été mentionnées dans sa déclaration de patrimoine. Le média d’extrême gauche Blast a même avancé un chiffre de 600.000 euros, qualifié de « farfelu » par la défense de l’ex-ministre. Or, la loi impose de déclarer les bijoux dont la valeur dépasse 10.000 euros. La HATVP peut saisir la justice en cas d’omission substantielle ou de soupçon de fraude.

Une cible récurrente

La ministre, également candidate à la mairie de Paris, a balayé ces accusations en mai dernier : « Je n’ai rien à régulariser. Je n’ai jamais été prise en défaut sur aucune déclaration. Donc ce n’est pas aujourd’hui que ça va commencer », affirmait-elle sur France Inter. Elle a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation.

L’affaire survient alors que Rachida Dati doit déjà comparaître dans quelques mois dans un autre dossier aux côtés de Carlos Ghosn pour corruption et trafic d’influence. Un calendrier judiciaire chargé qui alimente le sentiment d’un acharnement. Beaucoup dans son camp s’étonnent de la succession ininterrompue de procédures visant une femme politique de premier plan, et soulignent le contraste avec la relative indulgence dont ont parfois bénéficié certaines figures de gauche confrontées à la justice.

La brigade financière et anticorruption de la police judiciaire de Paris a été chargée des investigations. Si les faits étaient retenus, Rachida Dati risquerait un an d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende. Mais au-delà de l’aspect juridique, c’est bien la dimension politique qui frappe : une figure de droite, régulièrement mise en cause, sommée de se défendre une fois de plus dans un climat où la suspicion devient un mode de gouvernance.

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