Panique chez les titulaires de visas H-1B après un décret de Trump sur les frais de visa@AP
Panique chez les titulaires de visas H-1B après un décret de Trump sur les frais de visa@AP

Un climat de confusion et d’inquiétude s’est installé parmi les travailleurs étrangers titulaires de visas H-1B après la décision du président américain Donald Trump d’imposer de nouveaux frais dans le cadre de sa politique de répression de l’immigration.

De nombreux employés hautement qualifiés, principalement originaires d’Inde et de Chine, ont précipitamment écourté leurs séjours à l’étranger pour rentrer aux États-Unis avant l’entrée en vigueur du décret, fixée à dimanche 00h01 heure locale (04h01 GMT). Dans la Silicon Valley et à Wall Street, plusieurs entreprises technologiques et banques ont adressé des notes internes pressant leurs salariés concernés de revenir rapidement et de s’abstenir de quitter le territoire.

La proclamation de Trump a suscité une vague de panique, certains craignant de ne pas pouvoir réintégrer le pays une fois la nouvelle règle appliquée. Des témoignages recueillis à l’aéroport de San Francisco évoquent des vacances interrompues en urgence par crainte d’un blocage à la frontière.

Face aux critiques, un responsable de la Maison Blanche a précisé samedi que l’ordonnance visait uniquement les nouveaux demandeurs et non les détenteurs actuels ou ceux souhaitant renouveler leur visa. Cette clarification a levé une partie des malentendus, mais n’a pas dissipé l’anxiété provoquée par l’annonce initiale.

Le programme H-1B, utilisé par les entreprises américaines pour recruter des ingénieurs, développeurs et spécialistes étrangers, est au cœur d’un débat récurrent sur son impact sur le marché du travail national. Les partisans du programme soulignent qu’il comble des besoins essentiels en main-d’œuvre qualifiée, tandis que ses détracteurs l’accusent de mettre en péril les emplois américains.

Cette nouvelle initiative illustre la volonté du président Trump de durcir encore l’accès au territoire, une approche qui suscite à la fois la consternation des entreprises et l’incertitude parmi des milliers de travailleurs étrangers déjà installés aux États-Unis.

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