FRANCE-TOURISM-ANIMALS-ANTIBES
An Orca performs at the marine theme park Marineland in Antibes, south-eastern France, on January 2, 2025. Marineland park will close its doors to the public permanently on January 5, 2025. Created in 1970 and located in Antibes, Marineland is the largest marine zoo in Europe. The November 2021 law "banning cetacean shows means that Marineland will have to envisage this closure" in January 2025, said the park, adding 90 percent of its visitors come for its orca and dolphin performances. Marineland has until December 2026 to part with its two remaining killer whales, Keijo and Wikie. (Photo by MIGUEL MEDINA / AFP)

Face à la controverse sur l’avenir des orques du Marineland d’Antibes, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé son intention de proposer la création d’un sanctuaire marin européen. Elle souhaite travailler avec l’Espagne, l’Italie et la Grèce pour offrir une alternative à la relocalisation des cétacés dans un parc aquatique, une décision vivement contestée par les associations de défense des animaux.

Cette annonce intervient alors que la direction de Marineland a déposé une demande de transfert de ses deux orques, Wikie et Keijo, vers Loro Parque aux Canaries. Ce choix est dénoncé par des ONG comme One Voice et Sea Shepherd, qui estiment que les conditions de captivité y seraient encore plus dégradantes. La loi française interdit en effet, à partir de 2026, le maintien en captivité des cétacés à des fins de spectacle.

Le ministère de la Transition écologique avait reçu plusieurs propositions de sanctuaires en 2024, mais aucun n’était jugé prêt à accueillir immédiatement les orques. Pannier-Runacher assure toutefois qu’elle s’opposera à tout transfert vers un site ne respectant pas les conditions nécessaires au bien-être des animaux. Elle compte mobiliser ses homologues européens pour accélérer la création d’une structure adaptée.

L’initiative vise aussi à lever les obstacles administratifs qui freinent les projets en cours. Sea Shepherd affirme notamment avoir proposé un site en France, mais s’être heurté à un veto du ministère des Armées. Pour l’heure, la question du sort des orques reste en suspens, et la pression des associations de défense animale sur le gouvernement ne faiblit pas.

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