Alors que le Rassemblement national organise un meeting de soutien à Marine Le Pen, condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité, des organisations d’extrême gauche appellent à manifester place de la République.
Une mobilisation hostile à Marine Le Pen
Le meeting de soutien à Marine Le Pen prévu ce dimanche 6 avril à Paris, au lendemain de sa condamnation pour détournement de fonds publics, ne se déroulera pas dans le calme absolu. Plusieurs mouvements de jeunesse classés à l’extrême gauche, dont l’Union syndicale lycéenne, l’Union étudiante et la Jeune Garde, appellent à une contre-manifestation au même moment, place de la République. Leur mot d’ordre : « contre l’extrême droite et pour la République ».
Ces organisations dénoncent ce qu’elles appellent une « tentative de coup de force » du RN, qu’elles accusent de vouloir « menacer la République et répandre leurs haines ». Elles appellent également les partis de gauche à rejoindre leur mobilisation.
LFI et les Écologistes en renfort
Sans surprise, plusieurs figures de la gauche radicale ont répondu à l’appel. Le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard, a confirmé sa présence, tout comme la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier. Jean-Luc Mélenchon a qualifié le rassemblement du RN de « meeting de fachos », évoquant même un parallèle avec l’assaut du Capitole mené par les partisans de Donald Trump en janvier 2021.
En face, le Rassemblement national attend quelque 8 000 participants pour défendre Marine Le Pen, qualifiée par ses soutiens de victime d’un acharnement judiciaire politique. Le service d’ordre du parti, renforcé pour l’occasion, a informé les autorités de sa vigilance face à d’éventuels provocateurs.
Pour l’heure, selon les sources policières, aucun risque sérieux de débordement n’a été identifié. Mais la préfecture et le ministère de l’Intérieur restent sur le qui-vive, à l’approche d’un dimanche qui s’annonce tendu dans la capitale.