« Libérez Marine Le Pen » : Donald Trump vole au secours de la candidate du camp national
« Libérez Marine Le Pen » : Donald Trump vole au secours de la candidate du camp national

Le président américain Donald Trump a vivement réagi à la condamnation de Marine Le Pen à cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, qu’il juge comme une « chasse aux sorcières » orchestrée pour l’empêcher de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.

« Je ne connais pas Marine Le Pen mais je suis sensible au fait qu’elle travaille dur depuis tant d’années », a écrit Donald Trump dans la nuit de jeudi à vendredi sur son réseau Truth Social. Il estime que la dirigeante du Rassemblement national est victime d’un acharnement politico-judiciaire. « Elle a essuyé des échecs mais elle a continué, et maintenant, juste avant ce qui serait une Grande Victoire, ils s’en prennent à elle pour une accusation mineure. Cela ressemble à une erreur comptable », a-t-il poursuivi, en appelant à sa « libération » et en dénonçant une manœuvre électorale.

Le président américain a ajouté que cette décision était « tellement mauvaise pour la France et pour le Grand Peuple de France », lançant en lettres capitales : « LIBÉREZ MARINE LE PEN ! »

JD Vance dénonce une atteinte à la démocratie

Le vice-président américain JD Vance a lui aussi exprimé son indignation sur la chaîne Newsmax, en affirmant que « ce n’est pas ça, la démocratie ». Selon lui, la candidate du camp national serait écartée de la présidentielle « pour une accusation particulièrement mineure », alors même qu’elle « est en tête dans certains sondages ».

Il a estimé que les poursuites engagées contre Marine Le Pen participaient d’une volonté de la faire taire politiquement. Un point de vue qu’il avait déjà défendu en février, lors de la conférence sur la sécurité de Munich, où il avait critiqué l’hostilité de certains gouvernements européens à l’égard des partis dits souverainistes.

Un soutien international croissant

La réaction de Trump et Vance s’inscrit dans une vague de soutiens émanant de dirigeants étrangers conservateurs, qui voient dans cette condamnation une tentative d’éliminer une opposante majeure par des voies judiciaires. Marine Le Pen, qui a été condamnée lundi à Paris à deux ans de prison ferme sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, a fait appel du jugement.

Jeudi soir, la présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale a de son côté appelé à un « protectionnisme intelligent » pour défendre l’Europe face aux nouvelles taxes américaines sur les produits européens. Une manière pour elle de reprendre l’offensive, alors que ses partisans organisent dimanche un grand meeting de soutien à Paris.

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