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L’Assemblée nationale a adopté mercredi en première lecture une proposition de loi visant à interdire la vente de protoxyde d’azote aux particuliers. Ce texte, porté par des députés de divers groupes politiques, entend répondre à l’essor préoccupant de la consommation récréative de ce gaz, notamment chez les jeunes.

Utilisé à des fins culinaires et médicales, le protoxyde d’azote est détourné pour ses effets euphorisants temporaires. Son usage répété peut toutefois entraîner de graves troubles neurologiques, cardiaques et psychiatriques, comme l’ont rappelé les autorités sanitaires. Actuellement interdit à la vente aux mineurs et dans les débits de boissons, il reste librement accessible en supermarchés et en ligne.

Le projet de loi prévoit d’étendre cette interdiction à l’ensemble des lieux publics et des plateformes de commerce en ligne à partir du 1er janvier 2026. Certaines professions bénéficieront d’une dérogation, dont les modalités seront définies par décret. Le texte prévoit également d’intégrer la prévention des dangers liés au protoxyde d’azote dans les séances d’information des collèges et lycées, aux côtés du cannabis.

Si la mesure a été largement adoptée (90 voix pour, 2 contre, 6 abstentions), des députés de la majorité présidentielle ont exprimé leurs craintes quant à une interdiction trop large, pouvant affecter les usages légitimes. Des propositions visant à maintenir la vente de petites cartouches aux particuliers ont été rejetées, tout comme les amendements demandant la mise en place d’une amende pour la consommation.

Ce projet de loi marque une étape supplémentaire dans la lutte contre les usages détournés de cette substance, dont la perception, souvent minimisée, contraste avec ses effets potentiellement graves sur la santé.

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