Le député du Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a vivement réagi à la manifestation organisée samedi à Paris par environ 1.000 militants d’ultradroite, en commémoration de la mort accidentelle de Sébastien Deyzieu, survenue en 1994. Dans une série de publications sur X , le président délégué du RN à l’Assemblée a dénoncé la complaisance des autorités face à la persistance de ces groupuscules qu’il qualifie de « marginaux » mais « utiles au Système ».
« Depuis des années, nous demandons la dissolution des groupes d’extrême droite », a-t-il rappelé, accusant les gouvernements successifs de maintenir ces mouvements pour « faire peur aux honnêtes gens et excuser la violence de l’extrême gauche soutenue aux élections ». Peu après cette déclaration, Jean-Philippe Tanguy a été pris pour cible par des militants d’ultradroite, dénonçant une vague d’insultes homophobes, racistes et antisémites ainsi que des menaces de mort. « Ces groupes sont des idiots utiles dangereux du Système », a-t-il martelé.
Aucune réponse du gouvernement depuis 2022
Selon les vérifications d’Entrevue, Jean-Philippe Tanguy et Marine Le Pen avaient déjà interpellé la Première ministre Élisabeth Borne en décembre 2022 sur la montée des violences d’extrémistes, tous bords confondus. « Aucune mesure n’a été prise, aucune action n’a été menée », regrette aujourd’hui le député, qui appelle une nouvelle fois le gouvernement à agir.
Samedi, la préfecture de police avait interdit le rassemblement, mais la décision a été suspendue par le tribunal administratif. Les militants ont défilé entre Port-Royal et la rue des Chartreux, certains arborant croix celtiques et symboles d’inspiration nazie. Plusieurs venaient de l’étranger. Malgré la présence massive des forces de l’ordre, et des incidents isolés en marge du cortège, la manifestation s’est déroulée sans affrontements majeurs.