Alors que la motion de censure déposée par le Rassemblement national et l’Union des droites pour la République a été largement rejetée ce matin, trois députés Les Républicains ont décidé de la soutenir : Alexandra Martin, Pierre Cordier et François-Xavier Ceccoli. Ce vote, minoritaire mais symbolique, illustre les fractures internes au sein d’un parti en plein trouble face à la stratégie de non-censure défendue par Laurent Wauquiez, qui ne cesse de s’opposer à la ligne du Président de parti, Bruno Retailleau.
Un vent de fronde à droite
Alexandra Martin, déjà la seule députée LR à avoir voté la motion de censure de la gauche, a expliqué sur BFMTV son choix : « Je n’en tire aucune gloire. J’ai voulu exprimer par ces votes la nécessité de sortir de ce blocage par un retour aux urnes. » Proche du maire de Cannes David Lisnard, qui plaide depuis plusieurs jours pour une dissolution et même pour le départ d’Emmanuel Macron, la députée des Alpes-Maritimes appelle à « deux élections : présidentielle, puis législative ».
De son côté, Éric Ciotti, président de l’UDR, a dénoncé ce matin des « bancs quasiment intégralement vides » du côté de LR, fustigeant un parti « absent au rendez-vous des Français ». La porte-parole du RN, Laure Lavalette, a quant à elle « invité les patriotes des Républicains à rejoindre le Rassemblement national », estimant qu’il existait une « porosité naturelle » entre les deux formations. Malgré ce petit frémissement, la motion RN-UDR n’a recueilli que 144 voix.