Le chef du clan Yoda porte plainte contre Darmanin : une tentative désespérée des narcos face à la fermeté de l’État
Le chef du clan Yoda porte plainte contre Darmanin : une tentative désespérée des narcos face à la fermeté de l’État

Alors que la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil commence à remplir son rôle dans la lutte contre la criminalité organisée, une plainte visant directement Gérald Darmanin a été déposée… par l’un des plus puissants chefs du narco-banditisme marseillais. Félix Bangui, alias « Le Chat », figure du clan Yoda, attaque le ministre de la Justice devant la Cour de justice de la République pour « abus d’autorité ». Une démarche qui en dit long sur la fébrilité des réseaux mafieux face à la fermeté retrouvée de l’État.

Derrière cette plainte très politique, c’est l’ensemble de la stratégie anti-narcotrafic du gouvernement qui est visée. Gérald Darmanin a en effet lancé une vaste opération de transferts vers Vendin-le-Vieil, visant à isoler les 100 narcotrafiquants les plus dangereux de France dans un régime carcéral ultra-sécurisé, inspiré de la méthode italienne de lutte antimafia. Une mesure validée par le Conseil constitutionnel, qui avait reconnu mi-juin la légalité du dispositif, à condition que des liens avérés avec la criminalité organisée soient établis.

Le ministre, loin de reculer face à la pression judiciaire, assume pleinement. « Les tentatives de déstabilisation n’affecteront en rien sa détermination à lutter de manière implacable contre la criminalité organisée », assure son entourage. Tandis que douze nouveaux détenus viennent d’être transférés à Vendin-le-Vieil, cette plainte semble moins relever d’un recours juridique que d’un acte de communication mafieux, destiné à discréditer une politique pénitentiaire jugée enfin à la hauteur du fléau du narcotrafic.

La plainte, fondée sur des arguments discutables, des « liens supposés » au lieu de « liens établis »,, omet un fait central : les détenus concernés, comme Bingui, sont condamnés pour des faits graves et récents. Accusé d’associations de malfaiteurs, de trafic de stupéfiants et d’armes, l’intéressé semble surtout redouter de ne plus pouvoir piloter ses activités depuis sa cellule.

Face à cette tentative de contre-attaque judiciaire, le gouvernement reste droit dans ses bottes. Une seconde prison de ce type ouvrira à Condé-sur-Sarthe dès octobre. Et les Français, exaspérés par la violence du narcotrafic, ne s’y tromperont pas : Darmanin assume un virage sécuritaire assumé, attendu et, surtout, nécessaire.

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