Une audience concernant la demande de mise en liberté de l’ancien président Nicolas Sarkozy se tiendra devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris le 10 novembre 2025. Les magistrats devront déterminer si l’ancien chef de l’État pourra sortir de détention avant le début de son prochain procès, prévu avant le 25 mars.
La défense mise sur l’article 144 pour obtenir la libération
Les avocats de Nicolas Sarkozy devraient invoquer l’article 144 du Code de procédure pénale. Ils feront valoir que l’ancien président ne remplit aucun des critères justifiant une détention provisoire et souligneront que « le régime d’une condamnation, même de première instance, n’est pas le même que celui de la détention provisoire ».
Bracelet électronique et contrôle judiciaire : les scénarios possibles
En cas d’acceptation de la demande, les juges pourraient encadrer la libération par des mesures strictes, telles qu’un bracelet électronique, un contrôle judiciaire rigoureux ou le versement d’une caution financière.
Pour rappel, le 25 septembre, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison ferme, avec mandat de dépôt à effet différé, pour « association de malfaiteurs » dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. La condamnation, inédite pour un ancien président, a été assortie d’une exécution provisoire, permettant sa détention immédiate malgré le recours en appel.
L’issue de l’audience du 10 novembre décidera si Nicolas Sarkozy pourra rester libre en attendant son procès ou s’il restera détenu…