CHINA-CANADA-DIPLOMACY
This picture taken on December 5, 2017, shows Canadian and Chinese flags taken prior to a meeting with Canada's Prime Minister Justin Trudeau and China's President Xi Jinping at the Diaoyutai State Guesthouse in Beijing. (Photo by Fred DUFOUR / POOL / AFP)

Le Canada a fermement condamné l’exécution de quatre de ses ressortissants en Chine ces dernières semaines. La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a révélé l’information, regrettant que Pékin ait ignoré les demandes d’indulgence formulées par Ottawa. Elle a précisé ne pas pouvoir divulguer les détails des affaires en raison du respect de la vie privée demandé par les familles des victimes.

De son côté, l’ambassade de Chine au Canada a défendu ces exécutions dans une déclaration transmise au journal Globe and Mail. Selon Pékin, les Canadiens exécutés avaient été condamnés pour des infractions liées à la drogue, un crime sévèrement réprimé en Chine. « Les crimes liés à la drogue sont extrêmement nuisibles à la société et la Chine applique une politique de tolérance zéro en la matière », a déclaré l’ambassade chinoise.

Avant leur exécution, Mélanie Joly et l’ancien Premier ministre Justin Trudeau avaient tenté d’obtenir un sursis auprès des autorités chinoises, mais ces demandes sont restées sans réponse.

La Chine considère les statistiques sur la peine de mort comme un secret d’État, mais Amnesty International et d’autres organisations estiment que des milliers d’exécutions ont lieu chaque année. Ce nouvel épisode risque de raviver les tensions déjà vives entre Ottawa et Pékin. Les relations diplomatiques entre les deux pays sont tendues depuis plusieurs années, notamment après l’arrestation en 2018 d’une responsable de Huawei par le Canada, suivie de l’incarcération en Chine de deux ressortissants canadiens. Malgré leur libération, la méfiance persiste, exacerbée par des accusations mutuelles d’ingérence.

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