Bayrou
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François Bayrou hausse le ton face à l’explosion des déserts médicaux. Le Premier ministre s’est déclaré mardi favorable à une régulation de l’installation des médecins, dénonçant une situation « d’enlisement » et appelant à « sortir de l’impasse » en s’inspirant d’autres professions de santé, comme les chirurgiens-dentistes, qui ont su, selon lui, organiser une répartition plus équitable.

La proposition de loi transpartisane défendue par le socialiste Guillaume Garot, qui vise à conditionner l’installation des médecins à l’autorisation des Agences régionales de santé (ARS), a été recalée en commission parlementaire. Mais le texte sera débattu à nouveau à l’Assemblée début mai, et le gouvernement s’est dit « attentif » à ces initiatives. Bayrou s’est engagé à présenter un plan d’action concret avant la fin du mois, associant l’ensemble des acteurs de santé.

Un plan attendu d’ici fin avril

Le chef du gouvernement entend en faire une priorité nationale. Il prévoit une cartographie des territoires en souffrance, ainsi qu’un « repérage précis » des zones les plus touchées, afin d’y concentrer les efforts. Des réunions avec les ministres et les professionnels de santé débuteront dès la semaine prochaine pour définir des « solutions pratiques, rapides et concrètes ».

François Bayrou prévient : si le consensus ne se fait pas au Parlement, le gouvernement légiférera. Une façon d’affirmer son autorité dans un contexte d’urgence sanitaire et d’exigence croissante de la population, sans renier les principes du dialogue. En parallèle, le Premier ministre a réaffirmé son objectif de ramener le déficit public à 3 % du PIB d’ici 2029, tout en appelant à « simplifier » les démarches administratives et à renforcer l’éducation.

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