laurent-saint-martin-rapporteur-general-du-budget-le-quoi-qu-il-en-coute-n-est-pas-un-puits-sans-fond
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Auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur les finances publiques, Laurent Saint-Martin, ancien ministre des Comptes publics sous Michel Barnier et actuel ministre délégué au Commerce extérieur, a justifié les choix budgétaires du gouvernement précédent. Il a notamment défendu l’objectif de réduction du déficit de 60 milliards d’euros tout en refusant de céder aux demandes des députés concernant l’accès aux notes du Trésor.

Estimant que les parlementaires disposent déjà de pouvoirs suffisants, il a rejeté l’idée d’une transparence accrue sur ces documents internes. « Il est essentiel de respecter la séparation des pouvoirs et le calendrier budgétaire prévu par la loi organique », a-t-il affirmé, tout en concédant que l’Assemblée pourrait être « mieux outillée » pour évaluer les politiques publiques.

Cette position intervient dans un contexte où le déficit public devrait atteindre 6 % du PIB en 2024, malgré les tentatives du gouvernement Barnier pour le ramener à 5 % en 2025 avant sa censure. Son successeur, François Bayrou, vise un objectif plus modéré de 5,4 %. La commission des Finances, dotée de pouvoirs d’enquête depuis fin 2024, continue d’auditionner les responsables de Bercy afin de faire la lumière sur les écarts budgétaires de ces dernières années.

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