Pour tenter de combler le retard accumulé après deux semaines de vacances parlementaires en avril, le gouvernement a décidé de bousculer le calendrier. Trois week-ends de mai seront mis à profit par les députés pour avancer sur des textes majeurs. Des séances plénières sont d’ores et déjà programmées les 16-17 mai, 23-24 mai ainsi que les 30-31 mai, avec une possibilité de prolongation le dimanche.
Objectif : finaliser les textes sur la fin de vie et la simplification
Les 23 et 24 mai seront notamment consacrés à l’examen des propositions de loi sur la fin de vie, un sujet sociétal délicat qui mobilise les parlementaires. Le week-end suivant, l’Assemblée planchera sur le texte de simplification de la vie économique, alors que le gouvernement souhaite accélérer sur ce dossier à fort enjeu.
En revanche, la conférence des présidents a refusé la demande de siéger les vendredis 2 et 9 mai, laissant aux élus la possibilité de profiter des ponts. Marine Le Pen a confirmé lundi que « l’Assemblée sera ouverte sept jours sur sept en fin de mois », afin de tenir les délais. Ce rythme intensif est perçu comme une tentative de répondre aux critiques sur l’absentéisme supposé de certains députés et de redonner un coup d’élan à l’activité parlementaire, avant la trêve estivale.