Des avocats spécialisés dans la défense des droits de l’homme ont annoncé vendredi avoir déposé une plainte pénale devant les tribunaux fédéraux argentins demandant l’arrestation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’il se rendait en Argentine. Cette initiative survient alors que des rumeurs font état d’une possible visite en septembre, bien que celle-ci n’ait pas été confirmée par les autorités.
La plainte, consultée par Reuters, vise non seulement Netanyahu mais aussi des responsables politiques et militaires israéliens. Elle leur reproche leur rôle présumé dans un incident survenu le 23 mars dernier, au cours duquel 15 personnes, dont plusieurs premiers intervenants, auraient été exécutées alors qu’elles portaient secours à des victimes d’un attentat à la bombe.
« Il est entendu que Netanyahu est pénalement responsable en tant que coauteur du crime de guerre consistant à provoquer intentionnellement la mort par famine ; de crimes contre l’humanité tels que l’homicide, la persécution et d’autres actes inhumains », affirme la plainte, déposée notamment par l’avocat argentin Rodolfo Yanzon et par Raji Sourani, directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme.
Selon la presse locale, Netanyahu aurait envisagé une visite à Buenos Aires en septembre. Mais le quotidien argentin Clarin a rapporté vendredi qu’il pourrait plutôt rencontrer le président Javier Milei à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.
Cette plainte souligne la pression juridique et diplomatique croissante à l’étranger sur le Premier ministre israélien, accusé par ses détracteurs de violations graves du droit international dans le cadre de la guerre à Gaza, accusations qu’Israël rejette catégoriquement.