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A photo of a television screen shows French President Emmanuel Macron during a televised address to the nation, made from the Elysee Palace, after signing into law a pensions reform, in Paris, on April 17, 2023. - French President Emmanuel Macron on April 15 addressed France for the first time since signing into law his controversial pension reform, facing warnings the political and social crisis it sparked is not over. Macron signed the legislation just hours after the banner change to raise the retirement age from 62 to 64 had been validated by the constitutional court on April 14, prompting accusations he was smuggling the law through in the dead of night. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)

Emmanuel Macron a réfuté ce mardi toute « entente » ou « connivence » entre l’État et Nestlé, après la publication d’une enquête du Monde et de Radio France affirmant que l’Élysée et Matignon auraient laissé le groupe commercialiser des eaux minérales non conformes à la réglementation, malgré des recommandations sanitaires contraires.

Interrogé lors d’un déplacement à l’Institut Gustave Roussy, le président a déclaré : « Je ne suis pas au courant de ces choses-là. Il n’y a de l’entente avec personne, il n’y a pas de connivence avec qui que ce soit. »

L’enquête dévoile toutefois des échanges de courriels et des notes ministérielles qui révèlent un lobbying actif de Nestlé, impliquant notamment des discussions entre ses représentants et Alexis Kohler, secrétaire général de l’Élysée. Le groupe aurait obtenu des dérogations sur l’usage controversé de microfiltres dès 2023, malgré les alertes des autorités sanitaires.

Nestlé Waters, qui contrôle des marques telles que Vittel, Contrex et Hépar, avait reconnu début 2024 l’utilisation de techniques de microfiltration interdites pour assurer la sécurité de ses produits. En septembre 2024, la filiale du géant suisse avait accepté de payer une amende de 2 millions d’euros pour échapper à un procès, après une plainte de l’association Foodwatch.

Cette affaire relance le débat sur l’influence des lobbies industriels en France et les risques pour les consommateurs, alors que les enquêtes journalistiques pointent des décisions politiques ayant favorisé les intérêts du groupe au détriment des recommandations sanitaires.

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