Le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau, refuse de courber l’échine. Lundi 31 mars, lors du conseil municipal, l’élu a fermement dénoncé les accusations du parquet de Lyon, qui a requis son renvoi devant le tribunal correctionnel pour chantage, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs. Il affirme que le réquisitoire comporte des « erreurs grossières » et même des « mensonges », pointant un manque de sérieux du document, notamment des approximations sur son propre prénom.
Une ligne de défense offensive malgré les appels à la démission
Face aux appels à la démission formulés par l’opposition, le maire se veut inébranlable : « La seule voix qui compte est celle des Stéphanois », a-t-il martelé, rejetant toute idée de retrait. L’affaire, révélée en 2022, repose sur une vidéo tournée en 2015 montrant son ancien premier adjoint Gilles Artigues dans une situation intime, utilisée, selon l’accusation, pour l’évincer politiquement. Le parquet accuse Perdriau d’avoir exigé « sa loyauté » en échange de la non-diffusion de la vidéo.
L’élu exclu des Républicains, déjà mis en retrait de la métropole, voit également trois de ses anciens proches visés par une demande de renvoi en justice. Mais à ses détracteurs municipaux, Perdriau répond par la contre-attaque et promet un procès qui fera « boom ». Il accuse l’opposition de chercher à instrumentaliser l’affaire, et continue de clamer son innocence. La balle est désormais dans le camp du juge d’instruction, qui devra décider du renvoi ou non devant un tribunal correctionnel. D’ici là, Gaël Perdriau s’accroche à son fauteuil, plus offensif que jamais, dans une ville de Saint-Étienne profondément marquée par ce scandale politique.