Échec du conclave sur les retraites : François Bayrou fragilisé, la gauche appelle à la censure
Échec du conclave sur les retraites : François Bayrou fragilisé, la gauche appelle à la censure

Auditionné ce mercredi 14 mai à 17h par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, François Bayrou se retrouve face à un moment crucial de sa carrière politique. Mis en cause pour des accusations de violences sexuelles restées impunies à Notre-Dame-de-Bétharram, établissement privé du Béarn où sa famille est étroitement liée, le Premier ministre entend, selon ses mots, « faire entendre la voix de la vérité ». Il assure n’avoir jamais eu connaissance des faits à l’époque, malgré les témoignages qui pointent des alertes précoces.

Des versions contestées et une pression croissante

Depuis l’ouverture de l’enquête en 2024, plus de 200 anciens élèves ont porté plainte. Plusieurs témoins, dont une ex-professeure de mathématiques et un ancien juge d’instruction, affirment avoir alerté François Bayrou dès les années 1990. Des éléments contredisent directement ses déclarations devant les députés en février dernier, notamment sur son rôle dans le suivi judiciaire de l’affaire Carricart, surveillant mis en examen pour viol. Sa propre fille, Hélène Perlant, victime présumée, a raconté qu’il lui aurait confié avoir rencontré le juge Mirande à ce sujet, en dépit de ses dénégations initiales.

François Bayrou nie toute intervention, mais l’accumulation de témoignages sous serment ébranle sa version. Sa stratégie désormais repose sur un discours de clarification. L’audition, prévue en public et sous serment, pourrait sceller son sort politique s’il échoue à dissiper les zones d’ombre.

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