LONDRES – Un ressortissant ukrainien de 34 ans, Petro Pochynok, a comparu mercredi devant la justice britannique pour sa présumée implication dans une série d’incendies criminels visant des propriétés associées au Premier ministre britannique Keir Starmer. Il devient ainsi le troisième suspect inculpé dans cette affaire, qui a suscité une vive émotion au Royaume-Uni.
Les faits remontent à la mi-mai, lorsqu’un incendie s’est déclaré dans une maison du nord de Londres appartenant à Starmer, ainsi que dans une propriété voisine où il résidait auparavant. Une voiture appartenant au Premier ministre a également été incendiée lors d’un troisième incident. Aucun blessé n’a été signalé, mais les dégâts matériels ont été significatifs.
La police londonienne a indiqué que Pochynok avait été accusé de complot en vue de commettre un incendie criminel avec l’intention de mettre des vies en danger, une infraction particulièrement grave au Royaume-Uni. Il a brièvement comparu devant le tribunal de première instance de Westminster, se contentant de confirmer son identité. Il restera en détention provisoire jusqu’à sa prochaine audience, prévue le 6 juin à la cour criminelle centrale d’Old Bailey, où les trois suspects devraient comparaître ensemble.
Deux autres hommes avaient déjà été arrêtés et inculpés dans ce dossier : Roman Lavrynovych, 21 ans, également ukrainien, et Stanislav Carpiuc, 26 ans, d’origine roumaine mais né en Ukraine. Les autorités ont précisé qu’aucun des suspects n’était poursuivi à ce stade en vertu de la législation antiterroriste ou de la récente loi britannique sur la sécurité nationale, qui permet de cibler les activités hostiles d’États étrangers.
Depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024, Keir Starmer vit à la résidence officielle du 10 Downing Street. Il a réagi publiquement aux attaques en les qualifiant d’« atteinte à notre démocratie et à nos valeurs », soulignant leur caractère potentiellement symbolique et politique, même si les motivations précises des auteurs restent à établir.
La police poursuit ses investigations pour déterminer s’il existe des liens plus larges entre les suspects ou d’éventuelles ramifications internationales. En attendant, ces actes ont ravivé les préoccupations sécuritaires concernant les personnalités publiques britanniques dans un contexte géopolitique tendu.