La dirigeante de l’opposition bangladaise Khaleda Zia dans un état critique, son fils exilé reste incertain sur son retour (AP)
La dirigeante de l’opposition bangladaise Khaleda Zia dans un état critique, son fils exilé reste incertain sur son retour (AP)

L’ancienne Première ministre du Bangladesh et figure majeure de l’opposition, Khaleda Zia, demeure dans un état très critique dans un hôpital privé de Dhaka, ont indiqué dimanche des responsables de son parti. Âgée de 80 ans, elle a été admise le 23 novembre en raison d’une grave infection pulmonaire affectant à la fois ses poumons et son cœur, selon ses médecins et des cadres du Parti nationaliste du Bangladesh.

Tarique Rahman, son fils exilé et dirigeant par intérim du parti, a déclaré ne pas savoir s’il pourrait revenir au Bangladesh alors que l’état de santé de sa mère se détériore. Vivant à Londres depuis sa condamnation pour corruption, il craint une arrestation immédiate en cas de retour, ce qui rend sa décision particulièrement délicate dans le contexte politique actuel.

Khaleda Zia, qui a été Première ministre à deux reprises et demeure l’une des voix les plus influentes de l’opposition, a vu sa santé décliner ces dernières années. Ses partisans réclament depuis longtemps qu’elle obtienne l’autorisation de poursuivre un traitement à l’étranger, ce que le gouvernement a jusqu’à présent refusé.

Cette hospitalisation relance les tensions politiques dans un pays marqué par une forte polarisation entre le BNP et la Ligue Awami au pouvoir. Les dirigeants du BNP ont appelé les autorités à faire preuve d’humanité et à permettre un transfert médical à l’étranger, estimant que les soins nécessaires ne peuvent pas être assurés localement.

L’incertitude entourant le retour de Tarique Rahman, figure incontournable pour les partisans du BNP, nourrit également les spéculations sur l’avenir du parti alors que Khaleda Zia, affaiblie et gravement malade, ne peut plus participer à la vie politique. Le BNP évoque une situation alarmante et redoute que son absence prolongée fragilise davantage l’opposition.

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