La présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a appelé dimanche à la démission du ministre de la Justice Gérald Darmanin après la mort de la jeune Lyhanna. Invitée sur LCI, la députée a mis en cause la responsabilité politique du garde des Sceaux, estimant que ce drame révèle des défaillances profondes au sein de l’institution judiciaire.
Mathilde Panot a dénoncé ce qu’elle qualifie de « clochardisation de la justice », accusant les gouvernements successifs d’avoir réduit les moyens alloués aux tribunaux et aux services chargés de la protection de l’enfance. Selon elle, le manque de ressources humaines et matérielles fragilise la capacité des institutions à prévenir certaines situations de danger pourtant signalées en amont.
Une responsabilité politique pointée du doigt
Vendredi, Gérald Darmanin avait présenté ses excuses « au nom de la Justice » après la découverte du corps de la collégienne dans le Gers. Le ministre avait reconnu que l’institution judiciaire n’avait pas su protéger l’adolescente et annoncé que d’éventuelles sanctions pourraient être envisagées si des fautes ou des défaillances professionnelles étaient établies.
Pour Mathilde Panot, la question dépasse cependant le cadre des responsabilités individuelles. La députée estime que ce drame met en lumière des dysfonctionnements structurels touchant la protection de l’enfance et le fonctionnement de la justice. Elle considère qu’un simple changement de responsables administratifs ne suffirait pas à répondre aux problèmes soulevés par cette affaire.
Un débat sur les moyens de la justice
L’élue insoumise a également affirmé que les alertes répétées des professionnels de la justice et de la protection de l’enfance n’avaient pas été suffisamment entendues par les pouvoirs publics. Selon elle, la mort de Lyhanna illustre un problème plus large concernant la prise en charge des mineurs en situation de vulnérabilité.
Une marche blanche doit se tenir ce dimanche à Fleurance en hommage à la jeune fille. Alors que l’enquête se poursuit pour établir les circonstances exactes du drame, cette affaire relance le débat sur les moyens accordés à la justice, à la protection de l’enfance et aux dispositifs destinés à prévenir les violences visant les mineurs.
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