Les États-Unis ont annoncé mardi de nouvelles sanctions visant un groupe armé opérant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), une société minière locale et deux exportateurs basés à Hong Kong, accusés d’être impliqués dans la vente illicite de minerais essentiels et dans des violences armées.
Le Trésor américain a ciblé la milice PARECO-Forces de Frappe (PARECO-FF), décrite comme liée à l’armée congolaise et active dans la région de Rubaya, riche en coltan et autres ressources stratégiques. Selon Washington, le groupe a contrôlé plusieurs sites miniers, alimentant un commerce illégal qui finance la poursuite des hostilités.
Les sanctions visent également une entreprise minière congolaise ainsi que deux exportateurs installés à Hong Kong, accusés d’acheter et de revendre ces minerais extraits dans des zones sous contrôle armé. Les mesures prévoient notamment le gel de leurs avoirs aux États-Unis et l’interdiction pour toute entité américaine de traiter avec eux.
Cette décision intervient alors que des pourparlers de paix sont en cours pour tenter de mettre fin aux combats dans l’est de la RDC, où les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda selon plusieurs rapports, ont mené une offensive éclair plus tôt cette année. Les affrontements ont provoqué la mort de milliers de personnes et déplacé des centaines de milliers d’habitants.
L’administration du président Donald Trump présente ces sanctions comme un moyen de tarir les financements des groupes armés et de soutenir les efforts de stabilisation dans la région, où l’exploitation illégale des ressources reste un facteur clé de conflit.