WASHINGTON – Le gouvernement américain a annoncé mardi des sanctions à l’encontre de Giovanni Vicente Mosquera Serrano, identifié comme le chef présumé du puissant gang criminel vénézuélien Tren de Aragua. L’annonce a été faite par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor, qui accuse Mosquera d’être impliqué dans le trafic de drogue et des activités liées au terrorisme.
Déjà inscrit sur la liste des personnes les plus recherchées par le FBI, Mosquera fait désormais l’objet d’une inculpation officielle par le département de la Justice des États-Unis. Les charges portées contre lui incluent l’organisation et la supervision de réseaux criminels transnationaux opérant sur le sol américain. Le département d’État a parallèlement offert une récompense pouvant aller jusqu’à 3 millions de dollars pour toute information menant à son arrestation ou à sa condamnation.
Selon les autorités américaines, le Tren de Aragua, gang originaire des prisons du Venezuela, a étendu ses tentacules au-delà des frontières nationales, notamment vers la Colombie, le Pérou, le Chili et désormais les États-Unis. Le président Donald Trump a directement accusé le gouvernement vénézuélien de Nicolas Maduro de coopérer avec cette organisation criminelle, affirmant que leurs opérations sont coordonnées et facilitées depuis Caracas. Aucune preuve publique n’a encore été fournie à l’appui de cette allégation.
Le Trésor américain a ordonné le gel de tous les avoirs potentiellement détenus par Mosquera sous juridiction américaine, et interdit à toute entité ou individu américain de mener des transactions avec lui. Ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à réprimer les réseaux criminels transnationaux perçus comme des menaces à la sécurité nationale.
Le gang Tren de Aragua est connu pour sa brutalité et son implication dans une variété de délits allant du trafic d’êtres humains à l’extorsion et aux homicides. Son influence grandissante dans la diaspora vénézuélienne en exil, notamment à travers l’Amérique latine et les États-Unis, inquiète de plus en plus les autorités locales et fédérales.
Cette nouvelle série de sanctions marque une escalade dans la politique américaine à l’égard des réseaux criminels d’Amérique latine et vient renforcer les tensions déjà vives entre Washington et Caracas.