À Jabal al-Baba, en Cisjordanie occupée, la communauté bédouine d’Atallah al-Jahalin voit ses terres de pâturage se réduire de plus en plus à mesure que l’expansion des colonies israéliennes progresse autour de Jérusalem. Les familles locales redoutent désormais d’être expulsées de force pour laisser place à de nouveaux projets de construction.
Le plan dit « E1 », qui prévoit l’extension d’implantations israéliennes entre Jérusalem et la colonie de Maale Adumim, menace directement ces villages bédouins. Selon les ONG et les habitants, ce projet couperait la Cisjordanie de Jérusalem-Est, divisant le territoire en deux et rendant quasi impossible la continuité d’un futur État palestinien.
Les Bédouins, installés dans cette zone depuis des décennies, risquent de perdre l’accès à leurs pâturages, mais aussi à des services essentiels comme les écoles, les cliniques et les infrastructures routières. Un projet de route destiné à relier les colonies isolerait encore davantage les communautés et diviserait les familles.
Aujourd’hui, les colonies israéliennes forment presque un anneau complet autour de Jérusalem-Est. Leur extension, dénoncent les Palestiniens et plusieurs organisations internationales, réduit drastiquement les perspectives d’une solution à deux États et fragilise la présence palestinienne dans les environs de la ville sainte.
Pour Atallah al-Jahalin et d’autres chefs de famille, le risque d’expulsion plane à tout moment. « Nos enfants n’ont déjà plus de place pour jouer, et demain ils n’auront peut-être même plus de maison », confie-t-il, décrivant une existence de plus en plus précaire face à la pression grandissante des projets de colonisation.