Les sanctions des Nations unies contre l’Iran doivent être rétablies ce samedi, une décision que Téhéran a averti vouloir contrer par une réponse sévère. La mesure fait suite aux accusations selon lesquelles l’Iran aurait violé l’accord nucléaire de 2015 conclu avec les grandes puissances, destiné à empêcher le pays de se doter de l’arme atomique.
Cet accord, signé par l’Iran, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Russie et la Chine, avait permis la levée progressive des sanctions internationales en échange de restrictions sur le programme nucléaire iranien. Mais les puissances occidentales estiment désormais que Téhéran n’a pas respecté ses engagements.
En réaction, l’Iran a rappelé ses ambassadeurs en Grande-Bretagne, en France et en Allemagne pour consultations, dénonçant une « trahison » de la diplomatie. Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé que toute réimposition de sanctions serait perçue comme un acte hostile.
Sur les marchés, la monnaie iranienne a atteint un nouveau plancher historique face au dollar, alimentée par les craintes d’un isolement économique accru. Cette évolution risque d’aggraver la crise économique et sociale que traverse déjà le pays.
La fin de l’accord nucléaire, qui avait longtemps constitué un pilier de la stabilité fragile au Moyen-Orient, laisse présager une montée des tensions régionales dans les mois à venir.
Que retenir rapidement ?
Les sanctions des Nations unies contre l’Iran doivent être rétablies ce samedi, une décision que Téhéran a averti vouloir contrer par une réponse sévère. L