Le G7 presse l’Inde et le Pakistan d’engager un dialogue, Washington propose sa médiation
Le G7 presse l’Inde et le Pakistan d’engager un dialogue, Washington propose sa médiation

Face à l’escalade alarmante du conflit entre l’Inde et le Pakistan, les pays du G7 ont appelé vendredi à une désescalade immédiate et à l’ouverture d’un dialogue direct entre les deux puissances nucléaires. Les États-Unis, de leur côté, ont proposé de jouer un rôle de facilitateur en aidant à initier des « pourparlers constructifs » pour éviter une crise régionale majeure.

La situation s’est aggravée cette semaine après que l’Inde a mené des frappes aériennes contre le Pakistan en réponse à un attentat revendiqué par des militants islamistes au Cachemire indien, qui a coûté la vie à 26 personnes le 22 avril. Depuis, les deux pays échangent quotidiennement des tirs de missiles, d’artillerie et de drones, provoquant la mort de dizaines de civils des deux côtés de la frontière.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu vendredi avec le chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le général Asim Munir. Selon le département d’État, Rubio a exprimé son inquiétude et offert l’aide des États-Unis pour initier des discussions susceptibles de prévenir une nouvelle détérioration de la situation. Il s’était déjà entretenu à plusieurs reprises avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le ministre indien des Affaires étrangères Subrahmanyam Jaishankar depuis la fin avril.

Dans un communiqué commun, les ministres des Affaires étrangères du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l’Union européenne ont fermement condamné l’attaque du 22 avril et exhorté les deux pays à privilégier une issue diplomatique. L’Inde impute cette attaque au Pakistan, qui rejette les accusations et demande une enquête internationale.

Le président américain Donald Trump a qualifié la situation de « honteuse », tout en restant en retrait. Son vice-président, J.D. Vance, a quant à lui déclaré que ce conflit « ne nous concerne pas », suscitant une certaine incompréhension dans les cercles diplomatiques occidentaux.

Le Cachemire, région majoritairement musulmane, demeure le point de friction historique entre New Delhi et Islamabad, qui se disputent ce territoire depuis la partition de 1947. Trois guerres et de multiples conflits y ont déjà éclaté, et les tensions actuelles ravivent les pires craintes quant à un affrontement plus large.

Des contacts auraient eu lieu cette semaine entre les conseillers à la sécurité nationale des deux pays, selon Islamabad, mais aucune avancée concrète n’a pour l’instant été rendue publique. Le G7 espère que la pression diplomatique conjointe parviendra à ramener les deux parties à la table des négociations.

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