La République tchèque a annoncé lundi l’expulsion d’un diplomate biélorusse soupçonné d’activités d’espionnage. Selon le ministère des Affaires étrangères à Prague, l’intéressé a été déclaré persona non grata après avoir été identifié comme travaillant pour les services secrets de Minsk.
La décision intervient à la suite d’une opération conjointe menée par les services de contre-espionnage tchèque, roumain et hongrois, qui affirment avoir « démantelé un réseau de renseignement biélorusse en cours de constitution en Europe ». Le ministère tchèque a justifié cette expulsion en déclarant qu’il n’était « pas question de tolérer l’abus de la couverture diplomatique à des fins de renseignement ».
Les relations entre Minsk et plusieurs pays d’Europe centrale se sont considérablement dégradées depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie en 2022, la Biélorussie restant l’allié le plus proche de Moscou.
En Roumanie, le parquet spécialisé dans la lutte contre le crime organisé (DIICOT) a indiqué enquêter sur un ancien haut responsable du renseignement moldave, âgé de 47 ans, pour des faits de trahison liés à ce réseau présumé.
Contrairement à Prague et Bucarest, la Hongrie maintient des relations diplomatiques chaleureuses avec Moscou et Minsk, ce qui accentue les divergences de position au sein de l’Union européenne.
L’ambassade de Biélorussie à Prague n’a pas immédiatement réagi à cette expulsion, qui devrait encore tendre davantage les relations bilatérales entre les deux pays.