Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est rendu lundi dans la zone démilitarisée (DMZ) séparant les deux Corées, avant une série de discussions cruciales à Séoul concernant l’avenir de la présence militaire américaine dans le pays. Cette visite symbolique précède la réunion annuelle consultative sur la sécurité entre Washington et Séoul.
Hegseth a rencontré son homologue sud-coréen, Ahn Gyu-back, au village de Panmunjom, où il a réaffirmé l’engagement des États-Unis envers la sécurité de la péninsule coréenne. Selon le Pentagone, les deux responsables ont discuté d’une possible redéfinition du rôle des troupes américaines afin de rendre leur présence « plus flexible et mieux adaptée » à l’évolution du contexte régional, marqué par les tensions persistantes avec la Corée du Nord.
Parallèlement, le gouvernement sud-coréen prévoit d’augmenter son budget de défense de manière significative, la plus forte hausse enregistrée depuis plusieurs années. Cette décision vise à renforcer les capacités militaires nationales et à soutenir le développement d’un bouclier antimissile de nouvelle génération.
Les États-Unis maintiennent actuellement environ 28 500 soldats en Corée du Sud, une présence stratégique datant de la guerre de Corée, qui demeure un élément central de la dissuasion contre Pyongyang.