Craignant une offensive terrestre imminente, plusieurs familles palestiniennes ont commencé à quitter les quartiers orientaux de la ville de Gaza, déjà sous le feu de bombardements israéliens, pour se réfugier plus à l’ouest. Certaines envisagent également d’évacuer vers le sud de l’enclave, selon des témoins cités lundi.
L’armée israélienne a annoncé son intention de prendre le contrôle de la plus grande ville de la bande de Gaza, une perspective qui provoque une vive inquiétude tant à l’étranger qu’en Israël. Dans le pays, des dizaines de milliers de manifestants sont descendus dans la rue ces derniers jours, dans ce qui figure parmi les plus vastes mobilisations depuis le début de la guerre. Ils réclament un accord de cessez-le-feu et la libération des quelque 50 otages encore détenus par des groupes armés palestiniens.
Face à l’escalade, les médiateurs égyptiens et qataris ont intensifié leurs efforts diplomatiques. Selon une source proche des pourparlers, une nouvelle rencontre avec des représentants du Hamas se tient au Caire, décrite comme « une dernière tentative désespérée » pour arracher un accord. Les précédentes initiatives de trêve se sont soldées par des échecs.
Israël a affirmé de son côté qu’il mettrait en place des moyens d’abris pour les Gazaouis déplacés avant de les relocaliser en dehors des zones de combat. Mais sur le terrain, la crainte d’une offensive d’envergure pousse déjà de nombreux civils à chercher refuge loin des bombardements, accentuant une crise humanitaire qui ne cesse de s’aggraver.