Des gardes-côtes chinois débarquent sur une île disputée avec les Philippines
Des gardes-côtes chinois débarquent sur une île disputée avec les Philippines

Des gardes-côtes chinois ont débarqué sur une petite île disputée avec les Philippines en mer de Chine méridionale pour « exercer la souveraineté » de Pékin, selon la télévision officielle, dans un geste qui pourrait encore aggraver les tensions avec Manille.
La Chine revendique la souveraineté sur la quasi-totalité des îles et récifs de la mer de Chine méridionale, rejetant une décision d’un tribunal international affirmant qu’il n’existe aucun fondement juridique à ses revendications.
Plusieurs autres pays, notamment les Philippines et le Vietnam, revendiquent également leur souveraineté sur certaines de ces îles dans cette vaste zone maritime.
Les Philippines participent actuellement à des exercices militaires conjoints avec les États-Unis, que Pékin considère comme une menace à la stabilité régionale.

La chaîne officielle chinoise CCTV a rapporté samedi que des gardes-côtes chinois avaient « mené une surveillance maritime » à la mi-avril sur l’île de Tiexian, également connue sous le nom de Sandy Cay en anglais, selon l’Agence France-Presse.
La télévision a précisé que les gardes-côtes étaient descendus sur la petite île pour « exercer la souveraineté » chinoise, effectuer des « inspections » et collecter des « preuves photographiques d’activités illégales du côté philippin ».
CCTV a diffusé une photo montrant cinq personnes vêtues de noir debout sur l’île inhabitée, avec un bateau pneumatique visible dans les eaux avoisinantes. Une autre image montrait quatre gardes-côtes près d’un drapeau chinois.

Le journal britannique Financial Times, citant un responsable chinois non nommé, a indiqué que les gardes-côtes chinois avaient quitté l’île après y avoir planté le drapeau.
Il n’y a pour l’instant aucun signe que la Chine occupe l’île de manière permanente ou y ait installé une infrastructure.

Les armées américaine et philippine ont lancé, le 21 avril, leurs exercices militaires conjoints annuels, nommés « Balikatan ».
La Chine affirme que ces manœuvres « sapent la stabilité » régionale, accusant Manille de « collusion avec des puissances extérieures ».

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