La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen est en déplacement en Australie de lundi à mercredi pour tenter de finaliser un accord de libre-échange entre l’Union européenne et Canberra, dans un contexte de fortes tensions autour des dossiers agricoles.
Bruxelles met en avant les bénéfices économiques attendus, estimant que cet accord pourrait augmenter le PIB européen de 4 milliards d’euros d’ici à 2030 et supprimer la majorité des droits de douane entre les deux partenaires. L’enjeu est aussi stratégique, notamment pour sécuriser l’accès à des matières premières critiques comme le lithium, indispensable à la transition énergétique.
Des blocages persistants sur l’agriculture
Les négociations restent toutefois fragiles, en particulier sur les quotas d’importation de bœuf australien. L’Union européenne souhaite limiter les volumes à 30 000 tonnes, tandis que l’Australie réclame 40 000 tonnes par an, un point de friction majeur.
Ce dossier suscite l’inquiétude des agriculteurs européens, déjà mobilisés contre l’accord UE-Mercosur. Les organisations agricoles alertent sur un risque de concurrence accrue et de remise en cause des normes européennes.
Cette visite s’inscrit dans une stratégie plus large de l’UE visant à diversifier ses partenaires commerciaux face à la pression économique de la Chine et aux politiques protectionnistes américaines.
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