Carhaix : des automobilistes victimes d’un carburant suspect, l’hypothèse de l’eau dans les réservoirs
Carhaix : des automobilistes victimes d’un carburant suspect, l’hypothèse de l’eau dans les réservoirs

Sur l’asphalte brûlant des grands départs, les panneaux lumineux des stations-service affichent enfin des chiffres moins vertigineux. Depuis deux ans, le litre de sans-plomb 95 a perdu 20 centimes, celui du gazole 22 centimes. Un répit bienvenu pour les portefeuilles mis à rude épreuve, même si la facture reste salée pour nombre d’automobilistes. Pour un plein de 50 litres, la note est allégée de 10 euros pour l’essence, de 11 euros pour le diesel. De quoi redonner un peu le sourire aux vacanciers qui avalent des centaines de kilomètres, sans pour autant effacer l’impression que l’or noir coûte encore trop cher.

Entre thermique, électrique et calculs serrés

Sur l’axe Montpellier–Rennes, le compteur des dépenses est parlant : un véhicule essence engloutit un peu plus de 12 euros pour 100 km, le diesel s’en sort à 9,10 euros. Les conducteurs de voitures électriques en charge rapide déboursent environ 10,54 euros pour la même distance, mais peuvent diviser cette somme par trois lorsqu’ils rechargent à domicile. Si la baisse des prix de l’essence séduit, elle ne fait pas basculer les adeptes de l’électrique vers le thermique. La stabilité relative du coût de l’électricité et l’absence de dépendance directe au prix du baril restent des arguments massue.

Une accalmie qui pourrait durer… mais pas sans conséquences

Les analystes estiment que la détente pourrait se prolonger. L’augmentation de la production de pétrole, annoncée par plusieurs pays producteurs, pourrait encore tirer les tarifs vers le bas. Certains experts évoquent un sans-plomb 95 flirtant avec les 1,50 euro le litre avant la fin de l’été. Une perspective qui réjouit les automobilistes mais crispe les défenseurs de l’environnement. Moins de pression à la pompe, c’est souvent plus de kilomètres parcourus… et un bilan carbone alourdi. Un paradoxe qui rappelle que, même lorsque les chiffres s’assouplissent sur les affiches des stations, la facture écologique, elle, reste bien difficile à alléger.

Partager