Le tribunal correctionnel de Verdun examine ce mercredi le dossier de Jacques Boncompain, organisateur d’une cérémonie religieuse dédiée à la mémoire du maréchal Philippe Pétain. Le président de l’Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain est poursuivi pour contestation publique de crimes contre l’humanité. Treize parties civiles se sont constituées dans cette affaire, dont l’Observatoire juif de France, la Ligue des droits de l’homme et la Licra.
L’affaire remonte au 15 novembre 2025, lorsqu’une messe avait été organisée dans une église de Verdun en hommage à l’ancien chef de l’État français sous le régime de Vichy. À la sortie de la cérémonie, Jacques Boncompain avait tenu des propos affirmant notamment que Philippe Pétain aurait été « le premier résistant de France » et qu’il aurait « sauvé » des Juifs, des déclarations qui ont suscité une vive polémique.
Des déclarations au cœur de la procédure
Ces affirmations, considérées par plusieurs historiens comme infondées, ont conduit à l’ouverture de poursuites pour propos révisionnistes. La loi sanctionne ce type d’infraction lorsqu’il s’agit de nier, minimiser ou banaliser des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou un génocide.
L’octogénaire conteste les accusations portées contre lui. Avant l’audience, il a affirmé que ses propos avaient été sortis de leur contexte et que la cérémonie visait selon lui à appeler à une réconciliation nationale. S’il est reconnu coupable, il encourt une peine pouvant atteindre un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.