Nouveau rebondissement dans l’affaire du suicide d’Evaëlle, cette collégienne de 11 ans qui s’était donné la mort en juin 2019 après avoir été victime de harcèlement scolaire. Le parquet de Pontoise a annoncé ce lundi qu’il faisait appel de la relaxe de l’enseignante accusée d’avoir participé à ce harcèlement.
Jugée en mars dernier pour “harcèlement sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité”, l’enseignante d’histoire-géographie du collège d’Herblay (Val-d’Oise) avait été relaxée par le tribunal correctionnel de Pontoise. La justice avait estimé que les éléments présentés ne permettaient pas de caractériser une intention de nuire suffisante pour constituer le délit.
Une décision de justice très mal vécue par la famille
Une décision vivement critiquée par la famille d’Evaëlle, qui avait dénoncé un “message dévastateur” envoyé aux victimes de harcèlement scolaire. Le parquet a donc décidé de faire appel, relançant ainsi la procédure judiciaire.
L’affaire avait bouleversé l’opinion publique et relancé le débat sur la prévention du harcèlement en milieu scolaire. Evaëlle s’était pendue à son domicile après plusieurs mois de souffrance, marqués notamment par des moqueries, des remarques humiliantes et une exclusion progressive au sein de son établissement.
La procédure en appel permettra un nouvel examen des faits. Pour la famille, c’est l’espoir de voir enfin reconnue la responsabilité de l’adulte accusée d’avoir, selon eux, contribué à un engrenage tragique.