La police andalouse découvre d’abord un nouveau-né dans un foyer de protection de Cordoue. Quelques heures plus tard, elle arrête, à 400 km de là, une femme de 37 ans qui vient d’avouer l’impensable : l’enfant est le sien, cédé pour 2 000 € à un couple en mal de descendance, puis réclamé contre remboursement du prix et d’un « supplément de frais ».
Quand l’instinct maternel se négocie par virement
Selon l’enquête, la mère — déjà privée de la garde de six aînés pour négligences — accouche à Cordoue après un mois logé aux frais des futurs « adoptants ». L’accord verbal prévoit 2 000 € à la remise du bébé ; il sera honoré. Mais, à peine rentrée à Madrid, la vendeuse se ravise, porte plainte pour « enlèvement » et réclame la restitution… ou le paiement intégral, majoré de 1 000 € de « frais d’hébergement ». La garde civile remonte les échanges, interpelle le couple acheteur et deux proches complices à Cordoue, puis cueille la mère à Móstoles en mars. Tous sont poursuivis ; l’enfant, lui, restera placé jusqu’à nouvel ordre. Quant à la transaction, elle ne sera jamais remboursée : la justice espagnole a mis le compte moral à découvert.