Levallois-Perret : trois ans de prison requis contre une nourrice soupçonnée d’avoir empoisonné une famille juive @pixnio
Levallois-Perret : trois ans de prison requis contre une nourrice soupçonnée d’avoir empoisonné une famille juive @pixnio

Le tribunal correctionnel d’Ajaccio rendait hier mardi 2 décembre son délibéré dans l’affaire des attaques visant le glacier La Marine, à Propriano, survenues entre avril 2020 et janvier 2021. Les magistrats reconnaissaient coupables les quatre hommes poursuivis pour une série d’attentats commis sur fond de menaces et de pressions exercées contre les gérants de l’établissement. Les prévenus, détenus dans différents établissements pénitentiaires, assistaient à l’audience en visioconférence. Trois d’entre eux, Joseph Mocchi, Appien Coti et Don Jacques Serreri, écopaient chacun de huit années d’emprisonnement, d’une amende de cent mille euros et de la confiscation de leurs biens immobiliers. Ils étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, extorsion et tentative d’extorsion. Le tribunal ordonnait leur maintien en détention. Leur avocat dénonçait une condamnation dépourvue de fondement et annonçait son intention de faire appel, accusant le contexte judiciaire local d’avoir pesé sur le jugement.

Des condamnations inférieures aux réquisitions mais un préjudice important reconnu

Le quatrième prévenu, Tarik El Fettouhi, était condamné à cinq ans d’emprisonnement pour dégradation par moyen dangereux, transport de substances explosives et association de malfaiteurs. Sa peine correspondait aux réquisitions du parquet, contrairement aux trois autres condamnations légèrement inférieures aux neuf ans demandés lors de l’audience. Les magistrats reconnaissaient l’ensemble des préjudices subis par la partie civile. Chacun des prévenus était condamné à verser mille cinq cents euros aux victimes et une provision de deux cent cinquante mille euros était fixée dans l’attente de l’audience civile, prévue le 1ᵉʳ avril. Cette somme, destinée à compenser les dégâts matériels et les préjudices économiques liés aux attaques contre l’établissement, pourrait être ajustée lors de cette prochaine étape. La défense disposait désormais de dix jours pour interjeter appel. Cette décision venait clore la première phase judiciaire d’un dossier qui avait profondément marqué la commune de Propriano, les attentats contre le glacier La Marine étant devenus symboliques des pressions et violences visant certains commerces dans la région au cours de cette période.

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