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Mort de Jean Pormanove: garde à vue des streameurs Naruto et Safine. (DR)

À Nice, ce mardi, les streameurs connus sous les pseudonymes Naruto et Safine ont été placés en garde à vue par la police judiciaire. Cette mesure fait suite à l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Nice en décembre 2024, concernant des contenus diffusés en direct sur la plateforme de streaming Kick et des actes qualifiés de violences.

De lourdes accusations

Les deux hommes sont entendus pour violences en réunion, violences en réunion sur mineur et abus de faiblesse. D’autres qualifications incluent les violences avec arme sans ITT et des actes commis contre des mineurs de moins de 15 ans, ainsi que des infractions liées à la diffusion d’images de violences.

Le parquet précise que ces gardes à vue ne sont pas directement liées à l’enquête sur la mort de Jean Pormanove, décédé en direct sur Kick le 18 août 2025, dans son domicile de Contes, dans les Alpes-Maritimes. Les investigations visent à éclaircir les comportements de ses co-streamers et leur éventuelle responsabilité dans des faits de violences ou d’abus.

L’enquête remonte à décembre 2024, après la publication d’articles et de signalements mettant en évidence des vidéos dans lesquelles des personnes vulnérables étaient victimes de violences ou d’humiliations, parfois encouragées par des dons des spectateurs. Cette première phase avait déjà conduit à une première garde à vue en janvier 2025 pour Naruto et Safine, suivie d’une remise en liberté.

Quelles suites possibles ?

Les gardes à vue actuelles ont une durée maximale de 48 heures, soit jusqu’à jeudi, avec possibilité de prolongation par l’autorité judiciaire. Les auditions visent à déterminer l’étendue exacte des faits reprochés et à établir si ces comportements constituent des infractions pénales selon le droit français.

Pour rappel, la mort de Jean Pormanove avait provoqué une vive réaction médiatique et institutionnelle. Elle a relancé le débat sur la modération des contenus sur les plateformes de streaming, la protection des personnes vulnérables et la responsabilité des créateurs de contenus. Le gouvernement avait saisi les autorités de régulation pour obtenir des explications sur la gestion des lives et envisagé des poursuites contre la plateforme Kick pour négligence.

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