Disney+, disparition progressive des formats HDR : les abonnés remontés
Disney+, disparition progressive des formats HDR : les abonnés remontés

Après avoir longtemps laissé faire, Disney+ passe à l’action. Depuis peu, partager son compte avec un proche n’est plus un geste anodin mais une dépense supplémentaire. La plateforme, à l’image de son concurrent Netflix, a décidé de faire payer ce qui était jusqu’alors toléré. Le streaming familial, version 2025, a désormais un prix. Oubliez les connexions multiples depuis plusieurs foyers : si l’on souhaite ajouter quelqu’un à son compte, il faudra désormais s’acquitter d’un supplément mensuel. Avec un abonnement Standard ou Standard avec publicité, la facture grimpe à 4,99 euros par mois. Pour les détenteurs de l’abonnement Premium, l’addition s’alourdit encore à 5,99 euros. Et l’ajout d’un seul utilisateur est autorisé. Pas question donc de partager son compte à la volée : le streaming à plusieurs devient une transaction encadrée.

Une tolérance qui devient taxation

Disney+ justifie cette décision par la nécessité de renforcer les règles d’utilisation des comptes. Selon l’entreprise, un foyer se définit comme l’ensemble des appareils connectés à une résidence principale, utilisés par les occupants d’un même logement. Autrement dit, si votre sœur étudiante se connecte depuis sa chambre universitaire, ou si vous regardez un film en déplacement, vous risquez le rappel à l’ordre… sauf à passer par l’option « Je suis en voyage », présentée comme une soupape officielle. Le message est clair : Disney+ ne veut plus de connexions multiples entre foyers. L’objectif est limpide, calqué sur la stratégie initiée par Netflix : enrayer la chute des revenus en verrouillant les usages. Le modèle du compte unique utilisé en famille élargie, entre amis ou colocataires éloignés, est désormais considéré comme une entorse aux règles.

Terminé le partage bon enfant

Ce verrouillage intervient alors que les plateformes cherchent de nouvelles marges de rentabilité dans un marché devenu ultra-concurrentiel. Après une période d’expansion et de séduction à coups d’abonnements généreux, l’heure est à l’optimisation. En obligeant les utilisateurs à payer pour des usages autrefois gratuits, Disney+ espère capter des revenus supplémentaires sans augmenter directement ses offres principales. Mais cette nouvelle politique risque de provoquer des crispations. Beaucoup d’abonnés s’étaient habitués à partager leur accès sans arrière-pensée, profitant d’un modèle tacite largement répandu. Avec cette mesure, Disney+ introduit une forme de flicage numérique, où l’adresse IP, le lieu de connexion et l’appareil utilisé deviennent autant d’indicateurs pour contrôler l’usage des comptes. Dans un contexte où la multiplication des abonnements pèse déjà sur les foyers, cette offensive pourrait en refroidir certains. Le streaming, jadis perçu comme un espace de liberté et de confort, devient un territoire à surveiller, tarifé au profil près. Reste à savoir si les abonnés suivront. Entre résiliation, contournement ou résignation, chacun devra trancher. Une chose est sûre : le partage bon enfant est terminé. Chez Disney+, la magie a désormais un coût.

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